Comment vendre un appartement dans une copropriété en difficulté ?

Oui, vous pouvez vendre : aucune de ces procédures ne gèle la vente des lots. Un mandataire ad hoc ou un administrateur provisoire administre le syndicat des copropriétaires, pas votre appartement. En revanche, l'acquéreur doit être informé de la procédure en cours, et cette information pèse lourd sur sa décision comme sur son offre.

Qu'appelle-t-on une copropriété « en difficulté » ?

La loi fixe des seuils précis. Lorsque les impayés atteignent 25 % des sommes exigibles à la clôture des comptes, le syndic doit en informer le conseil syndical et demander au juge la désignation d'un mandataire ad hoc. Le seuil descend à 15 % dans les copropriétés de plus de deux cents lots. Ce mandataire analyse la situation financière et l'état de l'immeuble, puis remet un rapport au président du tribunal dans un délai de trois mois, renouvelable une fois.

L'étape suivante est l'administration provisoire, prévue à l'article 29-1 de la loi du 10 juillet 1965 : elle suppose que l'équilibre financier du syndicat soit gravement compromis, ou que la conservation de l'immeuble ne soit plus assurée. La mission dure au moins douze mois. Le juge peut être saisi par des copropriétaires représentant au moins 15 % des voix, par le syndic, par le maire, par le préfet ou par le procureur de la République.

Pouvez-vous encore vendre pendant la procédure ?

Oui, et c'est le point le plus important à retenir. Ni le mandataire ad hoc ni l'administrateur provisoire n'ont de pouvoir sur votre lot : ils exercent les attributions du syndic et, pour le second, tout ou partie de celles de l'assemblée générale. Votre titre de propriété n'est pas touché, et aucune autorisation n'est nécessaire pour signer.

Ce qui change tient à l'accueil du marché. Beaucoup d'acheteurs particuliers renoncent dès qu'ils lisent le mot « administrateur provisoire » dans les procès-verbaux, et plusieurs banques refusent de financer un lot dans une copropriété placée sous cette administration : sans prêt, l'acheteur disparaît. S'y ajoutent, le cas échéant, un plan de sauvegarde piloté par le préfet, ou une procédure d'état de carence qui peut conduire jusqu'à l'expropriation de l'immeuble. Vendre reste donc juridiquement simple et commercialement difficile : le frein n'est pas la procédure, mais le nombre d'acheteurs capables de la comprendre et de la financer. Anticipez des délais plus longs et des visites moins nombreuses.

Que devez-vous révéler à l'acquéreur ?

Tout, et de toute façon les documents parlent pour vous. L'article L. 721-2 du code de la construction et de l'habitation impose de remettre à l'acquéreur, au plus tard à la signature de la promesse, la fiche synthétique de la copropriété, le règlement et l'état descriptif de division, les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales, les sommes qu'il devra au syndicat, l'état global des impayés et les informations sur le fonds de travaux.

L'état global des impayés révèle immédiatement la santé financière de l'immeuble, et les procès-verbaux mentionnent la désignation du mandataire ou de l'administrateur. Chercher à masquer la situation n'a donc aucun intérêt pratique, et vous expose à une contestation de la vente et à des dommages et intérêts. Mieux vaut présenter les documents d'emblée, avec le rapport du mandataire s'il est disponible : un acheteur averti dès le premier rendez-vous se rétracte beaucoup moins souvent qu'un acheteur qui découvre la situation trois semaines plus tard.

Qui achète dans une copropriété en difficulté ?

Rarement un particulier qui cherche à se loger, souvent des investisseurs et des professionnels qui savent lire un budget de copropriété. Avant d'en arriver là, vérifiez ce que la procédure peut vous apporter : un plan de sauvegarde ouvre parfois des aides publiques à la rénovation, et l'ADIL de votre département vous dira gratuitement où vous en êtes. Si le redressement est engagé et que vous n'êtes pas pressé, attendre a du sens : une copropriété assainie retrouve des acheteurs, et votre lot avec elle.

Si vous devez sortir maintenant, la vente directe à un marchand de biens est une issue possible. Nous achetons pour notre propre compte, sans commission ni mandat, y compris dans des immeubles en difficulté. Nous étudions gratuitement votre dossier et répondons sous 48 heures ; si le bien correspond à notre activité, une visite puis une offre ferme écrite suivent. Faites étudier votre dossier.

Vous hésitez à engager des travaux avant de vendre ?

Passoire thermique, travaux lourds, désordres ou copropriété en difficulté : nous pouvons étudier un rachat du bien en l'état, sans commission. Laissez vos coordonnées : nous vous rappelons sous 24 h ouvrées, pour échanger, sans engagement.

Étude gratuite, réponse sous 48 h, aucun engagement. Vos données servent uniquement à vous recontacter au sujet de ce bien. En savoir plus. Vous préférez appeler ? 06 95 85 91 41.

Questions fréquentes

L'administrateur provisoire peut-il vendre mon appartement à ma place ?

Non. Sa mission porte sur le syndicat des copropriétaires, pas sur les lots privatifs. Il peut en revanche agir en recouvrement contre vous si vous avez des charges impayées, et faire valoir ces sommes sur le prix de vente le jour où vous vendez.

Les dettes de la copropriété passent-elles à l'acquéreur ?

Vos impayés personnels restent à votre charge et sont réglés sur le prix de vente. L'acquéreur, lui, devient copropriétaire d'un immeuble endetté : il supportera les appels de fonds futurs destinés à combler le déficit, ce dont il tiendra compte dans son offre.

Comment savoir si ma copropriété fait l'objet d'une procédure ?

Relisez les procès-verbaux des trois dernières assemblées générales et demandez la fiche synthétique au syndic, qui doit vous la fournir. Le registre national des copropriétés recense également les immeubles placés sous mandat ad hoc ou administration provisoire : c'est une vérification utile avant toute mise en vente.

Information générale, pas un conseil juridique. Ce guide présente des règles générales à la date indiquée ; il ne constitue ni une consultation juridique, ni un conseil fiscal ou financier, et ne tient pas compte de votre situation particulière. Les textes et leur interprétation peuvent évoluer. Avant toute décision, consultez un notaire, un avocat ou l'ADIL de votre département. PATHFINDER STUDIO (FAMILY), SAS est un acheteur immobilier, non un professionnel du droit, et décline toute responsabilité quant à l'usage fait de ces informations.

Rédigé par l'équipe de Vendez Tranquille, marchand de biens en Île-de-France. Dernière mise à jour : .

Et si on en parlait simplement ?

Décrivez-nous votre bien en dix minutes, au téléphone ou en ligne. Étude gratuite de votre dossier, réponse franche sous 48 h, aucun engagement : vous restez libre du début à la fin.

Appeler Faire étudier