Comment vendre la maison familiale après le décès de son conjoint ?

Tout dépend de vos droits sur la maison. Si vous avez reçu l'usufruit et vos enfants la nue-propriété, la vente exige votre accord et le leur, et le prix se partage selon la valeur de chaque droit. Si vous avez reçu une part en pleine propriété, vous êtes en indivision avec vos enfants. Rien ne vous oblige à partir.

Quels sont vos droits sur la maison ?

Commencez par le régime matrimonial. Si vous étiez mariés sous le régime de la communauté, la moitié de la maison achetée pendant le mariage vous appartient déjà : seule l'autre moitié entre dans la succession. S'y ajoutent vos droits d'héritier. Selon l'article 757 du code civil, lorsque tous les enfants sont communs au couple, le conjoint survivant choisit entre l'usufruit de la totalité des biens et le quart en pleine propriété ; si l'un des enfants n'est pas issu des deux époux, il reçoit le quart en pleine propriété.

Un testament ou une donation entre époux peut modifier ces droits, souvent en votre faveur. Le logement bénéficie en outre d'une protection particulière : le conjoint survivant peut y rester gratuitement pendant un an, puis, s'il en fait la demande, bénéficier d'un droit viager d'habitation jusqu'à son décès. Enfin, le conjoint survivant est exonéré de droits de succession.

Qui doit signer la vente ?

Si vous avez choisi l'usufruit de la totalité, vous êtes usufruitier et vos enfants sont nus-propriétaires : la vente de la maison en pleine propriété exige la signature de tous. Aucun enfant ne peut vous obliger à vendre, et vous ne pouvez pas vendre sans eux. Si vous avez reçu une part en pleine propriété, vous êtes indivisaire avec vos enfants, et la vente suppose en principe l'accord de tous les indivisaires.

Dans les deux cas, l'accord familial est la clé. Il se prépare : expliquer pourquoi vous souhaitez vendre — maison trop grande, escaliers, isolement, entretien, entrée prochaine en établissement —, et ce que vous comptez faire du prix. Le notaire de la succession est l'interlocuteur naturel pour réunir tout le monde, chiffrer les droits de chacun et proposer un calendrier. Si un enfant vit à l'étranger ou loin de l'Île-de-France, il peut signer par procuration.

Comment se partage le prix de vente ?

Lorsque la maison démembrée est vendue, l'article 621 du code civil prévoit que le prix se répartit entre l'usufruitier et les nus-propriétaires selon la valeur respective de leurs droits, sauf accord pour reporter votre usufruit sur le prix de vente, que vous conservez alors pour en percevoir les revenus. Le barème fiscal de l'article 669 du code général des impôts, qui fixe la valeur de l'usufruit selon l'âge de l'usufruitier, sert souvent de référence.

Si vous étiez communs en biens, la moitié qui vous appartenait déjà vous revient en pleine propriété, avant tout partage. Côté fiscalité, la vente de votre résidence principale est exonérée d'impôt sur la plus-value pour la part qui vous revient. Faites calculer la répartition par le notaire avant de signer la promesse : c'est souvent là que naissent les malentendus familiaux, bien plus que sur le prix lui-même.

Vendre maintenant, ou attendre ?

Rien ne presse juridiquement, et une décision prise dans les semaines qui suivent un deuil se regrette parfois. Si vous pouvez rester, prenez le temps. Mais une maison devenue trop grande coûte cher à chauffer et à entretenir, se dégrade si les travaux sont repoussés, et peut devenir difficile à vivre seul. Parlez-en avec vos enfants, votre médecin et votre notaire, sans vous sentir obligé de trancher vite.

Quand la décision est prise, la vente directe à un professionnel évite les visites répétées dans un lieu chargé de souvenirs, les travaux de remise en état et le tri complet avant la vente. Nous achetons pour notre propre compte en Île-de-France. Nous étudions gratuitement votre dossier et répondons sous 48 heures ; si le bien correspond à notre activité, une visite puis une offre ferme écrite suivent, sans condition suspensive de prêt. Voir aussi notre guide sur la vente d'un bien démembré.

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Questions fréquentes

Mes enfants peuvent-ils m'obliger à vendre la maison ?

Non, si vous êtes usufruitier : ils ne peuvent pas vous priver de votre usufruit. Si vous êtes en indivision avec eux, nul ne peut être contraint à rester dans l'indivision, mais votre droit au logement vous protège. Dans tous les cas, faites-vous conseiller par votre notaire.

Puis-je vendre seul la maison si j'ai l'usufruit de tous les biens ?

Non. Vous pouvez céder votre seul usufruit, ce qui est rare en pratique, mais la vente de la maison entière exige l'accord de vos enfants nus-propriétaires. Si tous sont d'accord, la vente se fait comme une vente ordinaire, chacun signant l'acte chez le notaire.

Dois-je payer des droits de succession sur la part de mon conjoint ?

Non. Le conjoint survivant, comme le partenaire de PACS, est exonéré de droits de succession. Les enfants, eux, en paient éventuellement sur leur part, après un abattement de 100 000 € chacun. La déclaration de succession reste à déposer par les héritiers dans les délais.

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Information générale, pas un conseil juridique. Ce guide présente des règles générales à la date indiquée ; il ne constitue ni une consultation juridique, ni un conseil fiscal ou financier, et ne tient pas compte de votre situation particulière. Les textes et leur interprétation peuvent évoluer. Avant toute décision, consultez un notaire, un avocat ou l'ADIL de votre département. PATHFINDER STUDIO (FAMILY), SAS est un acheteur immobilier, non un professionnel du droit, et décline toute responsabilité quant à l'usage fait de ces informations.

Rédigé par l'équipe de Vendez Tranquille, marchand de biens en Île-de-France. Dernière mise à jour : .

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